Gare aux pollutions que l’on introduit nous-mêmes dans nos domiciles. Car la pollution de l’air ne s’arrête pas au seuil de nos maisons. L’air de nos lieux d’habitation, de travail ou de loisirs peut être encore plus pollué. Les coupables sont très nombreux et diversifiés : acariens et moisissures ; microparticules et microfibres ; polluants chimiques bien connus, tels que le monoxyde de carbone ou les oxydes d’azote. Mais il y a aussi l’immense galaxie d’autres polluants chimiques regroupés sous le terme de composés organiques volatils, les COV. Des molécules qui, à température ambiante, passent facilement à l’état gazeux. Il en existe des centaines, dont les aldéhydes comme le formaldéhyde (cancérogène avéré pour l’humain), les hydrocarbures aromatiques comme le benzène (lui aussi cancérogène avéré), ou encore les terpènes, substances irritantes et allergisantes.
D’où viennent-ils ? Des revêtements de sol, des colles, des peintures et des vernis, des panneaux de particules, mais aussi des produits d’entretien et… des parfums d’intérieur ! Dans ce dernier cas, le piège est d’autant plus pernicieux que bon nombre de ces parfums d’intérieur jouent sur l’image (faussement) positive des substances naturelles qu’ils renferment. Depuis plusieurs années, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) et l’Agence de la transition écologique (Ademe) alertent sur les risques pour la santé associés à ces produits.
Notre essai comparatif, mené sur 20 produits dans 5 catégories – 4 marques de bâtonnets d’encens, 4 bougies parfumées, 4 diffuseurs statiques,4 diffuseurs électriques et 4 sprays – le prouve : il est plus que temps d’instaurer un étiquetage qui informe de leurs niveaux d’émissions toxiques. D’autant que certains sont bien pires que d’autres.